De notre culpabilité à notre pardon.

2 petits bonhommes dont l’un tient une rose orange.
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Définition

La culpabilité est une auto-accusation en raison de mauvais comportements ou de mauvais choix envers nous-mêmes et les autres. De la culpabilité en découle de l’anxiété.  

A quoi sert la culpabilité ?

La culpabilité sert à réparer le tort commis à une autre personne en lui demandant pardon pour rétablir la relation mais aussi envers nous-mêmes. Ainsi, nous apportons la preuve que la blessure causée nous a également affectée.

Deux culpabilités 

La culpabilité saine 

La culpabilité saine est nécessaire. Elle nous informe que nous avons transgressé un principe moral. Elle nous interpelle et nous fait prendre conscience de notre erreur afin d’éviter de recommencer.

La culpabilité malsaine 

Pour éviter de nous rendre responsable pour des faits qui ne sont pas de notre ressort, il est primordial de prendre conscience des limites de notre responsabilité dans nos paroles, nos actes, nos pensées et nos émotions. Quant aux autres, ils devront également faire de même. A nous de ne pas prendre en charge leurs erreurs par compassion.

Lorsque nous admettons que les faits appartiennent à autrui, nous reconnaissons que nous ne possédons aucun contrôle sur les événements pour améliorer la situation. Il est parfois judicieux plutôt que de stresser dans de telles situations, de lâcher prise.

Sortir de la culpabilité (avec exemple)

Reconnaître notre culpabilité 

Admettre notre culpabilité c’est prendre conscience que nous sommes des êtres humains imparfaits et donc faire des erreurs.

Prendre du recul.

 Prendre du recul c’est de nous demander quel est le reproche que nous nous faisons dans la situation qui nous culpabilise ? Est-ce que nous pouvions faire autrement ?  Répondons à ces questions en développant les réponses.

Exemple personnel.

J’ai blessé une personne il y a quelques temps, je lui ai demandé pardon mais elle a refusé de m’écouter.

Parfois, nous faisons le maximum dans une relation et pourtant nous avons fait de notre mieux. Apprenons à lâcher prise sur ce que nous ne pouvons pas maîtriser.

Je pense avoir fait de mon mieux dans ce conflit. J’ai blessé puis reconnu mon agressivité et demander pardon. Après si cette personne refuse tout en bloc, effectivement, il est préférable d’arrêter la relation qui de toute façon, n’est pas saine.

Ensuite, je ne peux pas l’obliger à me pardonner, à m’aimer sinon je rentre dans le processus de manipulation.

Lister les avantages et les inconvénients de la situation culpabilisante. (Selon mon exemple personnel).

Avantages.

Dans toute situation, il y a des avantages que nous ne percevons pas immédiatement car aveuglés par le poids de la culpabilité. Reprenons mon exemple personnel.

  • Je suis responsable face à elle de l’avoir blessée.
  • J’ai fait ce que je devais faire.
  • Je suis de bonne foi car j’ai reconnu mon erreur.
  • Je lui ai demandé pardon.
  • J’ai fait de mon mieux pour respecter notre relation.
  • Je suis consciente de mon imperfection.
  • Je suis consciente de ma culpabilité.
  • Je suis consciente du contrôle que je voulais exercer sur cette personne en insistant pour qu’elle accepte mon pardon.
  • J’admets au fond de moi que je n’ai rien à faire dans sa vie.
  • J’admets au fond de moi qu’elle n’a rien à faire dans ma vie.
  • J’ai compris que je ne peux pas être aimée de tout le monde.
  • C’est à moi seule de trouver des amies sincères, pas de forcer une amitié.
  • Une fois la culpabilité disparue, je reprends le cours de ma vie de façon positive.
  • A l’avenir, je ferai attention à être moins réactive pour éviter des conflits.  

Inconvénients.

Dans la culpabilité, les inconvénients existent également. Mais en y regardant de plus près, nous pouvons nous rendre compte qu’ils sont moins nombreux que les avantages. Soyons sincères.

  • J’ai perçu en moi un sentiment d’injustice car je suis une personne sympathique à côtoyer.
  • J’ai la blessure de rejet qui s’est réveillée en moi.
  • Je ne me suis pas sentie aimée.
  • J’ai peur de ne pas retrouver d’amies.
  • Je vis trop dans l’attachement.
  • Je ne peux pas changer le passé.

Quelles valeurs ont été transgressées dans ce conflit ?

Nous avons tous des valeurs morales en chacun de nous. Elles nous servent de points de repères pour nous respecter et se faire respecter des autres. N’oublions pas que les personnes en face de nous obéissent à leurs propres valeurs qui peuvent être différentes des nôtres.

  • Je ne me suis pas sentie respectée lorsqu’elle a refusé de me voir et de me parler malgré ma demande de pardon. 
  • J’ai ressenti de l’injustice car je l’ai trouvée de mauvaise foi.

Quels besoins n’ont pas été comblés dans cette situation ? Ce conflit ?

Quand nous culpabilisons, nous avons l’impression de perdre quelque chose ou quelqu’un que nous ne pourrons jamais remplacer. C’est une illusion. Voici les besoins dans cette situation précise qui n’ont pas été comblés.

  • Le besoin d’appartenance sociale : je voulais être amie avec cette personne.
  • Le besoin d’amour car ma famille est lointaine.
  • Le besoin d’estime de soi et de reconnaissance car elle me répétait sans cesse que j’étais une bonne personne.
  • Le besoin de se réaliser parce qu’elle m’encourageait en me donnant des conseils que j’appliquais.  

Quelles blessures sont touchées sous cette culpabilité ?

Lorsque nous culpabilisons, des blessures se réveillent. N’hésitons pas à les lister pour y voir plus clair en nous.

  • La blessure d’injustice s’est réveillée en moi car je ne comprends pas pourquoi elle ne me pardonne pas.
  • En ne me gardant pas comme amie, je me suis sentie rejetée. (Blessure de rejet).
  • La blessure d’abandon me révèle que je suis trop dans l’attachement et que j’ai peur de ne jamais retrouver des amies.

La prise de décision de nous libérer.

Pour nous libérer du poids de culpabilité devenu insupportable, plusieurs moyens existent.

Modifier la fin de notre histoire.

Pour transformer une situation culpabilisante, nous pouvons imaginer la fin de l’histoire différemment en associant des images comiques avec des ressentis joyeux ou bien l’écrire avec des mots hilarants.  

Exemple : pour ma part, j’ai dessiné cette personne avec des cheveux en bataille et son visage était maquillé outrageusement derrière de très grosses lunettes noires. Sur son nez, j’ai mis un gros nez rouge.

J’ai également écrit pour terminer l’histoire que je n’avais rien à faire dans sa vie et réciproquement.

La lettre de remerciement sans agressivité.

Nous pouvons également écrire une lettre de remerciement à la personne sans agressivité d’être « passée » dans notre vie en expliquant ce que nous avons ressenti, notre incompréhension. Une fois la lettre écrite, la relire à voix haute, puis la brûler. Ne jamais l’envoyer.

Exemple : c’est le moyen que j’ai utilisé pour écrire ma déception à cette personne et de la remercier pour les moments passés ensemble. Car ils ont existés.

Les dernières actions face à la culpabilité.

Une fois les actions ci-dessus effectuées, ouvrir la fenêtre pour purifier l’air et pendant ce temps, prendre une douche pour nous libérer de tous ces fardeaux.

Ces opérations peuvent être renouvelées sans aucun problème et pour toute future situation de culpabilité. Une fois libérés de la culpabilité, il faut savoir nous pardonner.

Apprendre à nous pardonner

Définition du pardon

Le pardon est un acte d’amour responsable envers nous-mêmes. En nous pardonnant, nous reconnaissons que l’erreur est humaine. Ainsi nous nous accordons la guérison de notre blessure et en même temps la libération du passé.

Comment nous pardonner ?

Après le travail effectué sur la culpabilité, apprenons à nous tourner vers « notre moi » (en nous parlant à nous-mêmes) pour lui demander pardon. Expliquons-lui les raisons qui nous ont poussé à culpabiliser et donc à nous faire du mal.

Puis envoyons de l’amour vers « notre moi » pour lui dire combien nous l’aimons et rassurons-le d’être toujours présent pour lui si une situation culpabilisante devait se reproduire.

Conclusion

La culpabilité et le manque de pardon envers nous-mêmes sont de véritables poisons. Plus vite, nous prenons la décision d’en briser les chaînes, mieux nous nous sentirons en accord avec nous-mêmes.

Débora De Nicolle « La victoire de Clarine sur le manipulateur pervers narcissique ».

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