Gérer les pensées négatives causées par le manipulateur pervers narcissique.(MPN).

Cerveau avec de différents rouages et une pendule en arrière plan. Image de Géralt Pixabay.

D’après les études du Docteur Daniel Amen, psychiatre américain sur le comportement humain, nous produisons environ 60 000 pensées par jour dont 48 000 sont négatives.

La pensée.

Définition

C’est l’activité de l’esprit qui nous permet de réfléchir selon une idée, une opinion, un fait passé, réel ou imaginaire ou sur un avenir hypothétique.

Définition pensée négative ou obsessionnelle.

Une pensée négative ou obsessionnelle est un scénario qui « tourne » toute la journée dans notre tête et nous empêche de nous concentrer sur des aspects plus importants. Généralement, elle est dirigée vers le passé « mal digéré » et vers un avenir hypothétique.

Exemple : Le conjoint manipulateur pervers narcissique vient de rompre et est parti vivre sa vie ailleurs. A ce moment-là, beaucoup de pensées nous envahissent sur les projets brisés, notre manière de nous conduire face à lui. « Et si j’avais fait mieux, il serait resté, nous aurions vieilli ensemble… » Sauf que là, il est parti et il est temps de faire face à la dure réalité.

Son fonctionnement.

Nos pensées sont accompagnées de nos émotions. Puis selon ce que nous pensons positivement ou négativement, nos comportements vont se synchroniser sur les émotions. Ensuite, nous passons à l’action.

Ce qui explique parfois un mauvais choix. Si dans un état émotionnel triste ou euphorique, une décision a été prise, c’est rarement la bonne.

Comment briser le schéma obsessionnel de nos pensées négatives ?

Plusieurs solutions sont à notre disposition. Briser le schéma obsessionnel de nos pensées négatives est un travail de longue haleine qui doit être effectué régulièrement et quotidiennement. Voici les différentes étapes ci-dessous qui nous permettront de gagner sur elles et par la même occasion, éloigner de notre esprit le MPN.

Admettre que c’est le bazar dans notre tête.

Parfois, notre esprit est un vrai champ de bataille et nous finissons par penser en mode « pilote automatique » sans prendre conscience que les pensées nous contrôlent, nous influencent et qu’elles dévorent le temps qui passe.   Arrêtons-nous plusieurs fois dans la journée pour admettre que le contrôle de notre esprit nous échappe et qu’il est surtout occupé par le MPN. Ce premier grand pas est déjà une victoire pour apprendre à maîtriser le mental.

Identifier nos pensées négatives et positives chaque jour.

Ce travail consiste à noter chaque jour tout ce qui vient à notre esprit. A quoi pensons-nous le plus ? Ne faisons pas de tri pour le moment. Relevons juste ce qui envahit notre mental le plus souvent dans une journée.

Répondre aux questions en toute sincérité.

A la fin de chaque journée ou pendant un moment de libre, relire toutes les pensées positives et négatives. Peut-être que le scénario négatif a plus occupé notre esprit que le positif. C’est tout à fait normal après une rupture avec un MPN.

Reprendre une à une chaque pensée négative et nous poser les questions suivantes :

Mais pourquoi ai-je pensé à cela ?

Est-ce bien utile que je pense à ceci ? (La plupart du temps, la réponse est non).

Est-ce que c’est nécessaire de garder cette pensée ? (La plupart du temps, c’est non également).

Si oui, imaginons nos émotions, nos comportements et nos choix en maintenant cette pensée désagréable.  Quelles en sont les conséquences ? Dans le cas contraire, rejetons ce qui nous ne correspond plus.

Cet exercice effectué nous révèlera si c’est indispensable de garder telle pensée ou non. Dans le cas de son rejet, apprenons à la remplacer par des actions simples à chaque fois qu’elle voudra nous perturber.

Actions.

Lorsque nous sentons qu’une pensée insistante veut envahir notre esprit, plusieurs solutions existent pour la rejeter systématiquement.

La première solution est de compter 1, 2, 3, partez ! et de bouger. Pour faire quoi ? Ce que nous aimons par-dessus tout. L’action change notre façon de penser immédiatement et contraint notre cerveau à se connecter d’une autre manière.  

La deuxième solution est de nous relier à notre respiration en fermant les yeux et de visualiser ce qui nous rend heureuses le plus. Même après une rupture avec un MPN, de beaux souvenirs sont restés dans notre cœur.

La troisième solution est de nous parler directement en demandant sévèrement à notre mental de se calmer , du style « Laisse-moi maintenant s’il te plaît, je sais penser par moi-même ». Nous seules commandons, pas lui.

La quatrième solution est de remplacer la pensée négative par le positif de la Vie. Exemples : les jeux télévisés, le dessin, le chant, la musique, les premiers pas d’un enfant, la réussite d’un examen de l’adolescent, les bêtises dans notre enfance, les fous rires.  Nous représenter mentalement et émotionnellement ce qui nous fait du bien chassera le négatif car le cerveau est incapable de vivre deux événements contraires (joie et tristesse) simultanément.

La cinquième solution est de nous fixer de nouveaux projets. Notre esprit étant occupé à mettre en place les différentes étapes pour atteindre nos objectifs, il n’aura guère le temps de penser au MPN.

Des pensées sur le passé concernant le MPN.

Lorsque nous subissons une rupture avec le MPN, nous pensons très souvent à lui, en espérant en secret parfois son retour, tellement notre chagrin et la solitude nous envahissent.

Il est primordial de ne prendre aucune décision qui pourrait être regrettable pour notre santé émotionnelle, psychologique, physique et pour notre avenir.

Rassurer notre mental.

Pour rassurer notre mental sur l’espoir de retour du MPN, nous pouvons nous demander SINCEREMENT si le retour du MPN nous rendrait heureuse ou si au contraire, notre avenir serait désastreux. Rappelons-nous qu’un MPN ne changera JAMAIS.

Notons les avantages et les inconvénients émotionnels, physiques, psychologiques selon l’acceptation de son retour ou l’avenir sans lui. SOYONS HONNETES AVEC NOUS-MEMES. Inutile de tenir compte des avantages financiers et matériels ou le fait que son retour est mieux pour les enfants. L’important dans ce travail est nos ressentis intérieurs. Ecoutons notre cœur.

Conclusion

Reprendre le contrôle de notre mental est une discipline régulière et quotidienne. Au début comme toute nouvelle discipline comme le sport ou le chant, notre cerveau donnera des signes de mécontentement en raison de nouvelles connexions et peut nous obliger à tout stopper. N’en faisons rien et persévérons pour sortir victorieuses de nos pensées négatives.

Débora De Nicolle, auteur du livre « La victoire de Clarine sur le manipulateur pervers narcissique »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*