Gérer la blessure d’injustice.

Une balance noire sur fond jaune avec un côté de balance plus haut que l'autre dans lequel un homme est debout. L'autre côté plus bas, une femme s'y trouve victime d'une injustice. Images d'Open Clipart Vectors Pixabay.
Une balance noire sur fond jaune avec un côté de balance plus haut que l’autre dans lequel un homme est debout. L’autre côté plus bas, une femme s’y trouve victime d’une injustice. Images d’Open Clipart Vectors Pixabay.

Très souvent, nous ressentons de l’injustice envers nous. Il arrive même parfois voire souvent que nous sommes envahies d’émotions fortes telles que la colère et la perte de contrôle de nous-mêmes face à ceux qui nous blessent injustement.

Cet article nous décrit d’où vient cette blessure, pourquoi nous la subissons et comment mieux la gérer. Mais en guérir est une utopie car nous subirons toujours des inégalités dans notre vie. Alors autant à apprendre à mieux la supporter et lâcher prise en nous demandant si les souffrances occasionnées par celle-ci valent vraiment la peine de nous mettre hors de nous.

Souvenons-nous que la Vie fait très souvent payer ceux qui nous ont causé du tort volontairement.

Définition de la blessure de l’injustice.

Une blessure d’injustice est une meurtrissure au niveau de notre âme ou de notre enfant intérieur. Elle se réveille lorsque nous constatons qu’une exagération à nos yeux a eu lieu, que nos valeurs ont été bafouées et que nos limites ont été dépassées.

C’est ainsi que nous percevons à tort ou à raison d’avoir été lésée dans le cadre professionnel ou victime d’un scénario sentimental comme par exemple une relation toxique.

D’où vient la blessure de l’injustice ?

Cette cicatrice restée béante à ce jour provient de notre enfance. Généralement pour nous les femmes, elle vient d’une mère ou des sœurs exigeantes à notre égard. Pour les hommes, ce sont le père ou les grands frères qui critiquaient sans cesse le plus jeune. Dans les deux cas, en tant qu’homme ou femme, nous avons manqué d’encouragement de leur part et tout ce que nous faisions de notre mieux, n’était jamais bien à leurs yeux.

 Mais le pire dans notre histoire, c’est d’avoir été empêchés d’exprimer nos ressentis et nos désirs. Nous avons dû refoulé tous nos sentiments à l’intérieur de nous, étouffant nos désaccords, nos passions, nos rires et nos pleurs d’enfants.

Pourquoi souffrons-nous de la blessure d’injustice ?

Devenus adultes, nous avons gardé en nous de la colère inexprimée contre nous-mêmes et contre les autres en raison d’avoir été victime de la mère ou autre figure féminine imposante, ou pour les hommes, un père et des frères autoritaires.

En effet, la souffrance de n’avoir pas été reconnue à notre juste valeur, ni écoutée n’a jamais été dépassée. Du coup, à notre tour, nous devenons exigeants envers les autres et nous préférons devenir froids et distants en nous coupant de nos ressentis.

Alors lorsque la réalité est différente de ce que nous avions prévu, nous avons l’impression d’avoir perdu quelque chose ou quelqu’un que jamais nous allons pouvoir retrouver. Ce qui engendre de la colère et des pleurs.

Comment gérer la blessure d’injustice ?

Nous constatons une injustice à notre encontre. Si nous estimons d’être dans notre bon droit, nous pouvons contacter un avocat.

Dans le cas contraire, quel comportement à adopter pour éviter de nous emporter voire de nous en rendre malade ou de rester dans la victimisation ?

  • Inutile de chercher à convaincre pour faire remarquer l’exagération à notre égard car la personne obéit à son système de valeurs comme nous aussi nous suivons le nôtre.
  • Prendre du recul pour éviter des décisions hâtives et nous concentrer sur notre respiration de la manière suivante : inspirer par le nez puis souffler tout doucement par la bouche jusqu’à que les poumons soient vidés d’air. Attention de ne pas forcer mais de prêter attention aux vertiges. Dans ce cas, le faire une fois puis nous arrêter.
  • Noter 20 raisons au minimum sur un cahier pourquoi d’après nous la situation vécue est injuste.
  • Souligner les réponses qui nous révèlent des souffrances intérieures inconscientes telles que la mauvaise estime de nous-mêmes, le besoin de reconnaissance de la part des autres, la colère, la jalousie, l’orgueil et le sentiment d’avoir perdu quelque chose ou quelqu’un.
  • Réfléchir à ce que nous pouvons changer dans cette situation d’injustice précise.

Exemples :

Nous sommes déçues car les choses ne se sont pas passées comme prévues et la réalité est donc différente.

Nous devons nous abstenir de construire des plans sur la comète pour justement éviter la déception. Nous baser sur des faits réels et préparer un plan B au cas où le plan A ne fonctionne pas.

Nous avons été rejetées, trahies et même abandonnées par un conjoint que nous aimions.

Attention à ne pas vivre dans la dépendance affective, ni mettre l’amour de notre vie sur un piédestal car la chute risque d’être brutale. Le meilleur conseil à suivre est de vivre selon nos propres convictions. Nous souvenir que la rupture va obligatoirement entraîner de nouvelles rencontres encore plus intéressantes en raison de notre niveau de conscience plus élevé.

Nous avons besoin d’être reconnues et d’exister aux yeux des autres. Autrement dit, nous avons un fort besoin de reconnaissance.

Mais il y aura toujours une ou plusieurs personnes qui nous ne reconnaîtront pas. Dès maintenant, apprendre à nous encourager, à identifier nos qualités, nos compétences, et nos défauts pour apprécier l’ensemble de notre personnalité. Nous soutenir par nous-mêmes sans rien attendre des autres. C’est le moyen idéal pour ne plus souffrir. Ainsi, si des personnes viennent spontanément nous aider, nous l’apprécierons réellement.

Nous avons l’impression d’être victime de mépris à notre égard. 

Il se peut que notre colère vient d’une ou plusieurs valeurs bafouées.  Dans ce cas, nous affirmer en indiquant fermement que le respect fait partie de notre première exigence.  

Nous n’avons pas obtenu le poste souhaité dans notre vie professionnelle.

Apprendre à nous orienter soit vers un autre poste, soit vers l’acquisition de nouvelles compétences ou lâcher prise en attendant une nouvelle proposition dès que la Vie l’aura décidé.

Nous trouvons injustes les souffrances causées par le manipulateur pervers narcissique.

Le MPN se moque totalement de notre blessure d’injustice. Plutôt que de nous plaindre, nous tourner vers nous-mêmes et admettre que la peur de la solitude a joué un grand rôle pour nous empêcher de le quitter ou de le laisser partir.  Dans ce cas, nous habituer à combler l’ennui par la reprise des activités culturelles, créatives et sportives.

Chaque soir avant de nous endormir,

Inspirer la Paix et souffler tout doucement l’injustice par la bouche comme vouloir la chasser de notre esprit, jusqu’à que les poumons soient vidés d’air.

Dans tous les cas, augmenter notre estime de nous-mêmes permet de ne dépendre de personne et nous évite des attentes inutiles de la part des autres. Souvenons-nous qu’il est parfois plus sage de rompre avec une personne néfaste pour sauvegarder nos valeurs voire notre vie.

Ce qu’apporte la gestion de la blessure d’injustice.

Voici les bienfaits qu’apporte une blessure d’injustice mieux gérée.

  • Nous avons une meilleure affirmation de soi qui nous permet de nous exprimer en toute liberté en restant nous-mêmes et en respectant nos valeurs.
  • Nous nous apprécions sans orgueil, ni fausse humilité sans attendre des autres de la reconnaissance car nous savons ce que nous valons.
  • Nous devenons plus patientes, bienveillantes et tolérantes envers nous-mêmes et donc également avec les autres.
  • Nous devenons persévérantes dans ce que nous voulons réellement obtenir dans la vie.
  • Notre être intérieur évolue, nous faisons de nouvelles rencontres et parfois perdons des amis mais créons de nouvelles opportunités professionnelles et privées dans notre vie.

Conclusion : Il est important de bien comprendre le pourquoi de la blessure d’injustice dont nous souffrons et chercher comment nous en sortir afin de la gérer le mieux possible. Nous devons nous souvenir qu’il vaut mieux parfois lâcher prise face à une perte, à une rupture ou à un désaccord plutôt que de vouloir garder ce que nous désirons, d’ avoir raison impérativement et d’en subir de graves conséquences.  

Débora De Nicolle, auteur du livre « La victoire de Clarine sur le manipulateur pervers narcissique ». Chaîne You Tube : https://www.youtube.com/channel/UCQmaRLMGiYIrSTbJ4H6mfSQ

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