La blessure de rejet (1).

Une maman poupée avec ses trois filles poupées en très joli costume. La plus petite poupée derrière sa maman et ses deux soeurs se sent rejetée. (Images Klimkin, Open Clipart Vectors Pixabay).

Introduction.

La blessure de rejet, nous la subissons régulièrement. Elle nous fait tant souffrir lorsqu’elle arrive. Pourtant, nous aussi, nous rejetons ceux qui ne nous paraissent pas en accord avec nos valeurs.

Voici ses causes et ses conséquences sur l’enfant et également sur l’adulte que nous sommes devenus si celle-ci n’est pas refermée.

Découvrons ci-dessous les racines de nos frustrations face à la non-acceptation d’autrui. Et prenons conscience que si nous choisissons la solitude dans notre vie voire l’isolement, c’est souvent en accord avec la meurtrissure intérieure non réglée.

Définition

Le rejet est une blessure de l’âme qui produit de nombreuses manifestations sous toutes les formes telles qu’une faible estime de soi et un manque de confiance en nous et envers les autres.

Les causes dans l’enfance.

Cette meurtrissure s’est constituée dans notre personnalité d’enfant intérieur lorsque l’exigence de nos parents ou leur négligence ont laissé des marques émotionnelles sur nous. En effet, nous avons choisi de taire nos émotions pour leur plaire.

A l’école, nous préférons la discrétion voire l’effacement au lieu de jouer avec les autres camarades afin d’éviter de subir les insultes, de devenir leur bouc émissaire car les peurs engendrées par la répulsion des autres sont sources de souffrances insupportables pour nous.

Ce qui entraîne de graves conséquences sur notre vie de chérubin.

Les conséquences sur l’enfant.

Lorsque nous grandissons avec l’hostilité de notre entourage familial et scolaire, nous mettons en place un comportement de fuite et d’isolement pour nous protéger.

Ainsi, notre esprit s’évade pour nous créer un monde meilleur rempli d’amour et de protection et bien sûr sans pleurs, ni disgrâces.

Voilà pourquoi, nos pensées s’éloignent très facilement du moment présent.

Mais quelles sont les conséquences sur notre vie d’adulte ?

Les conséquences sur notre vie d’adulte.

Si l’écorchure reste béante, une fois devenues adultes, pour les mêmes raisons que dans notre enfance et notre adolescence, nous optons pour une vie de solitude.

En effet, elle nous empêche de nous ouvrir aux autres, de nous affirmer et d’entretenir des relations amicales saines tellement notre attachement à la solitude est intégré en nous.

Au fond de notre cœur, nous sommes persuadées qu’être aimées n’est pas pour nous. Et même si une relation fonctionne, nous faisons tout pour la repousser afin de nous prouver que l’amour des autres nous reste inaccessible.

Un couple faussé.

Les liens sentimentaux sont également touchés si nous gardons en nous la blessure de rejet initiale.

En effet, nous sollicitons voire exigeons de notre époux qu’il nous confirme inlassablement son affection à notre égard. Autrement dit, nous avons besoin d’être rassurées en tout temps.

C’est donc difficile pour le couple de vivre de cette manière car plus nous réclamons d’être sécurisées sur l’amour du conjoint, plus la dépendance affective et la victimisation s’installent. Ce qui revient à laisser le pouvoir de notre vie à autrui.

Et même si nous trouvons le partenaire idéal prêt à toujours nous rappeler son attachement raisonnable pour nous, un jour, il se fatiguera et choisira de nous tromper voire rompre la relation pour sortir du rôle dans lequel, il s’était enfermé.

Il est possible également que par la peur d’être repoussées dans notre vie sentimentale, nous préférons redevenir célibataires en provoquant la rupture et mentant à notre entourage que l’union était vraiment catastrophique.

D’où l’importance de prendre le temps de fortifier notre être intérieur face à cette écorchure vive pour retrouver le plaisir des relations saines avec nous-mêmes et avec celui qui partage ou partagera notre vie.

Les racines de nos frustrations.

Lorsqu’un groupe nous exclut, de nombreuses frustrations naissent en nous. Mais quelles sont-elles et d’où viennent-elles ?

En raison d’une faible estime de soi, nous vivons difficilement d’être éliminées de la vie des autres.  Or, parfois, la personne n’a rien contre nous personnellement. Simplement, nous avons été mises à l’écart soit par méfiance, soit par des opinions divergentes ou par froideur.

Notre hypersensibilité mal affermie, peut nous adresser des signaux pour nous interpeller sur des situations d’exclusion sans pour autant que ce soit la réalité. Il est donc important de régler rapidement cette blessure qui pourrit notre être intérieur.

S’ajoutent aux deux premiers symptômes, nos raisonnements émotifs tels que la colère, la haine, la tristesse, la jalousie et la peur. Autrement dit, nos émotions sont amplifiées en étant persuadées que nous sommes détestées de tous. Ce qui est complètement faux.

Puis la victimisation s’installe car nous contestons d’être évincées et nous le refusons. Elle peut même provoquer de l’exigence de notre part correspondant à de l’orgueil. Après tout, nous sommes quelqu’un de bien. Alors, nous préférons accuser l’autre de tous les maux pour nous donner raison et qu’il est bien bête de nous bannir de sa vie.

La rumination est également un symptôme dangereux vécu lors du rejet. De manière insidieuse, elle envahit nos pensées et transforme le simple fait d’être écartées par autrui en colère ou en tristesse voire en dépression.

Mais le pire est à venir si nous aimons ressasser le passé dans notre cerveau y compris le moment crucial (à nos yeux) au moindre détail près. A force de répéter en boucle ce scénario, cela nous rend dépendant de nos pensées qui influencent notre façon de nous comporter en public dans la vie. Autrement dit, nous créons notre propre méthode de rejet par la croyance que nous serons toujours repoussées qu’importe l’entourage.

Enfin, nous devons apprendre à corriger la mauvaise perception des événements. En effet, nous vivons difficilement d’être écartées mais nous oublions que cela nous a peut être rendu service pour nous éviter des relations néfastes. En listant les avantages et les inconvénients, nous équilibrons nos perceptions et nous prenons conscience que d’être exclues a du bon.

Découvrir les racines de nos frustrations nous aide à mieux comprendre les difficultés de gestion du rejet. C’est donc primordial de commencer par ce travail pour nous libérer des souffrances occasionnées par la non-acceptation des autres dans leur vie.

Conclusion

Le destin nous présente souvent des situations d’exclusion pour des prises de conscience sur la guérison de cette blessure mais rarement nous en tenons compte.

Pourtant, être écartées est synonyme que nous n’avons rien à faire dans la vie de certaines personnes et réciproquement. En l’acceptant, nous évitons des problèmes supplémentaires sur notre santé émotionnelle.

Le prochain article décrit « Comment gérer le rejet ? »

Debora De Nicolle, auteur du livre « La victoire de Clarine sur le manipulateur pervers narcissique » https://www.youtube.com/channel/UCQmaRLMGiYIrSTbJ4H6mfSQ

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